La voiture française qui dépasse tous les records de vitesse

Personne n’aurait parié sur elle il y a encore dix ans, et pourtant, la DS 9 s’impose aujourd’hui comme le nouvel étendard de l’automobile française. Après les excellentes DS 7 et DS 3 Crossback, ce n’est pas le numéro 5 mais la nouvelle DS 9 que dévoile le fabricant français.

Elle sera certainement l’une des stars du Salon de l’automobile de Genève 2020.

Le « nouveau renouveau » de l’automobile de luxe française

Peugeot 605, Renault Safrane, Vel Satis, Latitude, Citroën C6… autant de noms qui devaient incarner le fameux « luxe à la française ». Ces modèles avaient pour eux le confort et des équipements soignés. Mais tous ou presque partagent la même histoire : celle d’une ambition freinée par la réalité du marché.

Depuis que DS Automobiles a pris son indépendance de Citroën en 2014, la marque vise clairement le haut du panier. Après un envol timide, l’arrivée des SUV DS 7 et DS 3 Crossback a propulsé DS au sommet du segment premium français, au point de se frotter à Mini sur le terrain du style et du prestige.

L’électrification s’invite aussi dans la gamme, avec les variantes E-Tense. Mais la route ne s’arrête pas aux SUV : DS ose le retour de la berline de luxe, la nouvelle DS 9.

Les premières images de la nouvelle DS 9

Pour donner un aperçu de cette nouveauté, voici quelques photos officielles qui dévoilent les lignes et la prestance de la DS 9 :

Quelques jours avant l’ouverture du GIMS 2020, DS dévoile enfin sa nouvelle reine. Avec sa silhouette tricorps élégante, la DS 9 s’annonce comme une héritière assumée de la Citroën C6 et affiche clairement ses ambitions : aller défier les références allemandes que sont l’Audi A6, la BMW Série 5 ou la Mercedes Classe E.

508 faux airs

Pour rivaliser avec ces poids lourds venus d’outre-Rhin, la DS 9 s’appuie sur des dimensions généreuses : 4,93 mètres de long, 1,85 mètre de large, un empattement de 2,90 mètres. Des chiffres qui rappellent la Peugeot 508 L, version longue réservée au marché chinois. Rien d’étonnant : les deux partagent la plateforme EMP2 et cette DS 9 sortira elle aussi des chaînes PSA de Shenzhen.

Un clin d’œil à la DS originale

On retrouve dans la DS 9 un air de famille indéniable avec la Peugeot 508, mais DS pousse le curseur du raffinement plus loin. La face avant affirme sa personnalité avec une calandre 3D DS Wings et des projecteurs au regard acéré. À l’arrière, les feux élancés, soulignés de chrome, et les clignotants en hauteur rappellent la DS d’antan : un hommage discret, mais assumé.

Un intérieur très soigné

À l’intérieur, DS n’a rien laissé au hasard. Les designers ont misé sur la précision jusque dans les moindres détails. On retrouve l’ambiance haut de gamme déjà vue dans le DS 7 Crossback : écran tactile central de 12 pouces, horloge BRM, cuir Nappa jusque sur les poignées… tout respire l’attachement au raffinement façon « Lounge DS Spirit ».

À Genève, il faudra vérifier si le confort et l’espace à l’arrière tiennent toutes leurs promesses. Mais il y a de quoi être confiant : la DS 9 coche déjà beaucoup de cases et s’impose comme l’une des berlines les plus raffinées du moment.

Sous le capot, hybride et zéro diesel

Au-delà du style, la DS 9 veut jouer la carte de la diversité côté motorisations. Le diesel sort du jeu, place aux moteurs essence et à l’hybride rechargeable !

De 225 à 360 chevaux

Le catalogue propose une version essence PureTech de 225 chevaux, mais c’est surtout la DS 9 E-Tense hybride rechargeable qui pourrait bousculer les habitudes. Avec un moteur essence turbo associé à un bloc électrique de 80 kW, la puissance cumulée atteint 225 chevaux. L’autonomie en mode tout électrique oscille entre 40 et 50 kilomètres, avec une vitesse maximale de 135 km/h sans émission.

La batterie se recharge en roulant grâce à la récupération d’énergie au freinage ou à la décélération. Branchée sur une prise domestique ou publique, elle retrouve toute sa capacité en 1h30. Pour les plus exigeants, ou ceux qui veulent croiser le fer avec les allemandes, deux versions hybrides E-Tense de 250 et 360 chevaux seront aussi au programme, dont une transmission intégrale pour le modèle le plus puissant.

DS déploie aussi tout son arsenal technologique

La DS 9 embarque un florilège d’innovations : conduite semi-autonome de niveau 2, régulateur adaptatif, maintien actif dans la voie (jusqu’à 180 km/h), vision nocturne, détection de somnolence par caméra, ou encore stationnement entièrement automatisé avec le DS Park Pilot.

Beauté, puissance, technologie : la DS 9 arrive les bras chargés d’arguments pour affronter Mercedes, BMW et Audi. Reste à voir si, avec un ticket d’entrée dépassant les 50 000 euros, la marque saura convaincre les plus exigeants que le premium français a bien sa place parmi les grands.

Première réponse attendue sur le stand du Salon de Genève, avant une arrivée sur les routes prévue pour la seconde moitié de l’année.

Pour explorer la DS 9 sous toutes ses coutures, rendez-vous sur DSAutomobiles.fr.

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