Trouver le type de moteur avec le numéro de série en 3 vérifications

Pour trouver le type de moteur avec le numéro de série, le numéro à relever est le VIN, 17 caractères inscrits à la case E de la carte grise. Il permet d’obtenir le code moteur auprès du constructeur, d’un concessionnaire ou d’un catalogue de pièces, alors que le numéro gravé sur le bloc sert surtout à confirmer que le moteur est d’origine. Trois vérifications se font dans l’ordre : la carte grise, la plaque constructeur, puis le marquage sur le bloc.

VIN, numéro de série du moteur et code moteur : trois numéros distincts

Le VIN identifie le véhicule entier. Le code moteur désigne un type de moteur, commun à toute une série de blocs. Le numéro de série du moteur désigne un bloc précis, un seul exemplaire.

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Quand une recherche porte sur le « numéro moteur » ou la « référence moteur », il faut donc savoir lequel des trois est visé. Pour connaître le type de moteur, c’est le code moteur qui répond, et on le retrouve à partir du VIN.

Vérification 1 : la carte grise et le VIN

Le VIN figure à la case E du certificat d’immatriculation. Le code moteur n’y apparaît pas en clair, mais les cases consacrées au type, à la variante et à la motorisation donnent à un concessionnaire ou à un catalogue de pièces de quoi le retrouver.

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Les 17 caractères du VIN se découpent en trois blocs :

  • les positions 1 à 3 (WMI) indiquent la zone géographique, le pays et le constructeur, un VIN commençant par VF désignant par exemple un véhicule fabriqué en France ;
  • les positions 4 à 9 (VDS) décrivent le modèle, le moteur, la carrosserie et les équipements ;
  • les positions 10 à 17 (VIS) donnent l’année modèle, l’usine de fabrication et le numéro de série du véhicule.

Le VDS contient une information sur le moteur, mais sous forme codée : seul le constructeur ou un outil de décodage en donne la traduction exacte.

Carte grise posée sur le tableau de bord d'une voiture

Vérification 2 : la plaque constructeur et le VIN sur le véhicule

Le VIN doit figurer au moins deux fois sur le véhicule, notamment sur la plaque constructeur et gravé sur le châssis. On le lit en bas du pare-brise côté conducteur, sur le montant de portière côté conducteur, sur le châssis (traverse moteur ou tête d’amortisseur) ou dans le compartiment moteur, sur une plaque rivée. Certains modèles le portent aussi dans le coffre.

Comparer ces inscriptions avec la case E de la carte grise confirme que le véhicule correspond bien à ses papiers. Selon les marques, une étiquette d’entretien collée dans le véhicule mentionne parfois le code moteur : cela vaut la peine de regarder avant de chercher plus loin.

Vérification 3 : le code frappé sur le bloc moteur

Quand les papiers et les plaques ne suffisent pas, le marquage du bloc donne la réponse. Il se cherche directement sur le moteur, souvent sur une face plane du carter ou près de la jonction entre le bloc et la boîte de vitesses, et comporte en général le code moteur suivi du numéro de série. L’emplacement exact varie selon le constructeur.

Pour le lire : nettoyer la zone au chiffon, éclairer avec une lampe rasante et photographier le marquage afin de le déchiffrer tranquillement. Le marquage du bloc est la seule preuve de l’identité du moteur après un remplacement, puisque la carte grise et la plaque restent celles du véhicule d’origine.

Si les caractéristiques du moteur ont changé, la modification doit être déclarée pour que la carte grise reste conforme. Les méthodes pour reconnaître les familles de blocs sont détaillées dans cet article sur la distinction entre moteurs Renault et Mercedes.

Plaque constructeur rivée dans le compartiment moteur d'une voiture

Que donne le numéro de série du moteur seul ?

Il identifie un bloc, pas un type de moteur. Le constructeur s’en sert pour retrouver l’historique du bloc et vérifier qu’il correspond bien au véhicule sur lequel il est monté.

Pour commander une pièce, ce numéro ne suffit en général pas : il faut le code moteur, ou le VIN du véhicule. Chercher le modèle d’une voiture à partir de ce seul numéro n’est donc pas fiable, alors que le VIN donne directement le constructeur et les caractéristiques de série.

Utiliser le code moteur pour commander la bonne pièce

Les catalogues de pièces relient le VIN, le type mine et le code moteur à des références de pièces, dont les références TecDoc, utilisées par de nombreux fabricants. Saisir le VIN dans ces catalogues évite de choisir une pièce d’après le seul nom du modèle : deux moteurs d’un même modèle peuvent demander des pièces différentes.

Avant d’acheter un moteur ou un élément d’occasion, comparez son code avec celui du moteur d’origine. Les pièces détachées d’occasion en casse s’identifient de la même façon : le vendeur peut relever le marquage sur le bloc démonté. Un moteur hors d’usage se confie ensuite à un ferrailleur près de chez soi.

Le code moteur sert aussi à choisir l’échappement : les types de catalyseurs dépendent de la motorisation.

Relevez le VIN et le marquage du bloc avant de passer commande, et gardez la photographie du bloc : elle permet de lever un doute si le vendeur ou le catalogue propose plusieurs références pour le même véhicule.

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