Depuis début juin 2024, plusieurs stations-service des Bouches-du-Rhône affichent des réservoirs à sec ou des files d’attente inhabituelles. Les livraisons de carburant connaissent des perturbations ponctuelles, affectant principalement les grandes villes dont Marseille. Certaines enseignes, cependant, maintiennent une ouverture le dimanche et continuent d’assurer un approvisionnement partiel.
Des dispositifs de suivi en temps réel sont mis à disposition pour signaler l’état des stocks et l’accessibilité des pompes. Les conducteurs peuvent ainsi vérifier la disponibilité de l’essence avant de se déplacer, limitant les déplacements inutiles et les attentes prolongées.
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Pénurie de carburant à Marseille : état des lieux et causes actuelles
Dans les rues de Marseille, l’atmosphère est électrique devant les stations-service. Les files s’allongent, les moteurs tournent, les conversations s’échauffent, parfois pour finir sur un constat amer : repartir les mains vides. La pénurie de carburant s’invite dans la cité phocéenne, symptôme d’une crise qui ne s’arrête pas à la frontière marseillaise. Partout dans l’Hexagone, la France encaisse les répercussions d’une rupture d’approvisionnement sur fond de bras de fer social.
La situation s’est aggravée après la contestation contre la réforme des retraites et l’usage du 49.3 par l’exécutif. Dans la foulée, la CGT 13 a déclenché l’arrêt total de la raffinerie Petroineos Lavera. Même scénario à la raffinerie Total La Mède et à la raffinerie Esso à Fos : les machines sont à l’arrêt. Résultat, les stocks de carburant ne se renouvellent plus. Les dépôts pétroliers, bloqués par les syndicats et des salariés en grève, désorganisent la chaîne logistique, perturbant la distribution dans tous les Bouches-du-Rhône.
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Olivier Mateu, visage bien connu du mouvement syndical, tire la sonnette d’alarme : le risque de pénurie s’accentue de jour en jour. Les stations se retrouvent prises d’assaut, la tension monte, chaque rupture d’approvisionnement transforme une pompe en point de crispation. La rupture de stock de carburant gagne du terrain à Marseille : pour beaucoup, il faut multiplier les stations, les kilomètres, parfois sans succès, pour remplir un réservoir ou simplement grappiller quelques litres d’essence ou de gazole.

Où trouver de l’essence le dimanche à Marseille : stations ouvertes et outils pour suivre la disponibilité en temps réel
Dans cette course à la pompe, chacun repère le point d’approvisionnement encore ouvert le dimanche. Arthur et Mounira patientent à l’ombre d’une pompe Esso du Jarret, Frédéric a déniché du gazole à l’Intermarché du boulevard François-Duparc, Bruno patiente dans la file, Robert s’agace à l’aire de La Pomme, Benoît quitte les lieux, dépité, devant les pompes asséchées de La Valentine. La scène se répète partout, quartier après quartier.
Côté Est, la station Total sur l’A50, proche de la rocade L2, s’impose comme un point de passage obligé, notamment pour ceux qui travaillent vers Aubagne ou le Vaucluse. Jean-Moulin (5e), Sakakini, le boulevard François-Duparc (4e) : quelques stations-service restent ouvertes, mais l’affluence explose dès la matinée. Les stations ouvertes le dimanche à Marseille jouent un rôle décisif pendant cette pénurie de carburant et période de rupture de stock.
Pour s’éviter des trajets inutiles et des attentes interminables, il existe une carte des stations en pénurie : elle se met à jour grâce aux signalements des automobilistes. Qu’un stock d’essence se tarisse ou qu’une cuve soit réapprovisionnée, l’information circule vite. La solidarité fait le reste : la communauté s’active, échange, partage, permettant à chacun de s’organiser et d’espérer trouver un peu de carburant là où il reste.
Voici quelques pratiques à adopter pour limiter les mauvaises surprises :
- Pensez à consulter ces outils de suivi avant de démarrer votre trajet.
- Anticipez, que ce soit pour le sans-plomb, le gazole, le superéthanol ou le diesel.
La tension ne faiblit pas, mais certaines stations-service parviennent à maintenir un approvisionnement, souvent sous l’œil vigilant des agents et la pression constante de clients pressés. À Marseille, le plein d’essence est devenu un défi, et chaque litre disponible attire la convoitise. La route, elle, n’attend pas les retardataires.

