Voitures éligibles à la prime à la conversion en 2021

Personne ne s’offusquera si l’on affirme que la prime à la conversion n’a jamais été réservée aux seuls propriétaires. Locataire ou détenteur du véhicule, chacun peut prétendre à cette aide pour remplacer son auto vieillissante par un modèle neuf, utilitaire compris. Une opportunité qui, en 2021, soulève une question concrète : quelles sont les voitures qui ouvrent droit à cette prime tant convoitée ?

La prime à la conversion voiture

En France, la prime à la conversion récompense ceux qui décident de tourner la page de leur vieux véhicule immatriculé sur le territoire. Ce coup de pouce financier, dont le montant varie selon le carburant et l’usage du véhicule, s’inscrit dans la stratégie nationale pour accélérer la transition vers des voitures moins énergivores. C’est un levier déployé par les pouvoirs publics pour orienter les automobilistes vers des choix plus responsables et, à terme, diminuer l’empreinte carbone du parc roulant.

Comment profiter de la prime conversion 2021 ?

Depuis le 3 août 2020, les modalités de la prime à la conversion ont été revues, histoire de renforcer l’attractivité des modèles moins polluants. Pour y accéder, il ne suffit pas d’avoir un véhicule à bout de souffle. Il faut aussi remplir quelques conditions précises : un contrat d’assurance en règle et actif, être majeur, résider dans l’Hexagone lors de l’immatriculation de la nouvelle voiture. Le vieux véhicule, quant à lui, doit être destiné à la casse, pas question de simplement le revendre sous le manteau. À noter : si votre revenu fiscal de référence dépasse 13 489 €, la fenêtre se referme, sauf si vous optez pour une électrique ou une hybride rechargeable, qui échappent à cette restriction. Pour dissiper le doute, un simulateur en ligne permet de vérifier votre situation en quelques clics.

Les véhicules éligibles à la prime conversion 2021 ?

Avant de boucler une acquisition, mieux vaut s’assurer que le modèle visé coche toutes les cases. Voici ce qu’il faut retenir pour prétendre à la prime conversion en 2021 :

  • La voiture doit être une voiture particulière (VP) ou une camionnette (CTTE), dont vous êtes le propriétaire.
  • L’immatriculation doit avoir été effectuée en France.
  • Pour un modèle essence, il faut qu’il ait été mis en circulation avant 2006 ; pour un diesel, avant 2011.
  • L’achat du nouveau véhicule doit intervenir dans l’année qui suit la mise à la casse de l’ancien.

Ces critères, aussi concrets qu’inflexibles, conditionnent l’accès à la fameuse prime.

L’achat d’une nouvelle voiture

La lutte contre la pollution passe par des incitations bien ciblées. En France, la prime à la conversion s’applique en priorité aux véhicules diesel ou dotés d’un autocollant Crit’Air. Le véhicule acheté doit donc être homologué Crit’Air : par exemple, les Crit’Air 1, qui restent autorisés à circuler dans les zones à restriction comme Paris. Les modèles électriques, dont les émissions de CO2 ne dépassent pas 20 g/km, sont également concernés. Même chose pour les hybrides rechargeables, à condition qu’ils affichent entre 21 et 50 g/km de CO2.

Prime de conversion : le montant alloué

Remplir les conditions ouvre la voie à un avantage financier non négligeable. L’État a fixé le montant de la prime à 3 000 € pour un véhicule thermique et 5 000 € pour une électrique. Ces aides peuvent venir s’ajouter à d’autres dispositifs existants, comme le bonus écologique, pour maximiser le soutien à l’achat d’un véhicule plus propre.

Comment obtenir un bonus écologique ?

Le bonus écologique vient compléter ce dispositif, en apportant une aide directe à l’acquisition d’un véhicule neuf peu polluant. L’idée : alléger le coût d’achat des modèles électriques, qui restent plus chers que les thermiques classiques. En 2020, ce bonus atteignait 7 000 € pour un véhicule électrique dont le prix ne dépassait pas 45 000 €. En 2021, il est passé à 6 000 €, puis à 5 000 € en 2022. Ce soutien décroissant incite à se décider rapidement pour profiter des meilleures conditions.

La prime à la conversion, couplée au bonus écologique, dessine une trajectoire vers des villes plus respirables et des routes moins polluées. Reste à savoir qui saisira l’occasion de donner un nouveau visage à son garage, et, par ricochet, à son quotidien.

D'autres articles sur le site