Cession voiture : comment barrer la carte grise ? Démarches et conseils

Un certificat d’immatriculation barré de manière incorrecte peut entraîner l’annulation d’une vente ou la nullité de la cession. En cas d’erreur, une rature suffit parfois à rendre le document inacceptable pour la préfecture ou pour l’acheteur.

La législation impose des mentions précises, à inscrire dans un ordre précis, au moment exact du transfert de propriété. Omettre une date ou omettre la mention « vendu le » expose à des complications administratives. Les démarches s’effectuent sous contrôle strict et toute ambiguïté sur le document peut bloquer les formalités ultérieures.

À quoi sert vraiment le barrage de la carte grise lors d’une cession ?

L’étape ne s’esquive pas : lors de la vente ou du don d’une voiture, il faut barrer la carte grise. Ce simple geste, tout sauf anodin, officialise le changement de propriétaire. La mention manuscrite « vendu le » ou « cédé le », complétée par la date et l’heure, transforme la carte grise en un document dont la valeur fait foi. Le vendeur est alors libéré de toute responsabilité liée à des infractions commises après la passation. Pour l’acheteur, cette carte grise signée garantit la conformité de la transaction, préalable incontournable pour obtenir un nouveau certificat d’immatriculation.

Ce processus, dicté par le code de la route, ne relève pas du détail. Un litige, une contravention qui tombe sur l’ancien propriétaire ? Il lui suffit d’exhiber la carte grise barrée pour clore la discussion. L’acheteur peut tout aussi bien prouver la régularité de son acquisition en brandissant ce précieux sésame administratif. Oublier cette étape peut bloquer de nombreuses démarches, voire mener tout droit vers des litiges administratifs.

Difficile de négliger le coupon détachable : présent au bas de la carte grise, il complète le dispositif. Une fois remis à l’acheteur, il l’autorise à circuler légalement pendant trente jours, jusqu’à réception du nouveau certificat. Ce mécanisme, encadré également par le formulaire Cerfa, verrouille une transaction solide et oppose un rempart aux fraudes lors de la circulation des documents carte grise. En bref : ce geste protège vendeurs comme acheteurs, neutralise les risques, et marque le passage de témoin en toute sécurité.

Quand et dans quelles situations faut-il barrer la carte grise ?

Barrer la carte grise n’est pas réservé à la seule vente de particulier à particulier. D’autres circonstances l’imposent également, chacune avec son mode d’emploi. Ce réflexe s’applique à chaque transfert de propriété, qu’il s’agisse d’une vente, d’une cession gratuite ou d’autres cas bien précis.

Différentes situations rendent obligatoire cette formalité :

  • Vente du véhicule : particulier ou professionnel, la règle reste la même ; il faut écrire, à la main, « vendu le » suivi de la date et de l’heure exacte de la cession.
  • Don du véhicule : même mode opératoire, même rigueur, qu’il s’agisse d’un don à un proche ou dans un autre cadre.
  • Vente annulée : une fois barrée, la carte grise ne peut plus servir, même si la transaction capote ; il faudra demander un duplicata de la carte grise pour réinitialiser le dossier.
  • Destruction pour mise à la casse : envoyer le véhicule à la casse requiert également de remettre la carte grise barrée au centre agréé.

Le barrage de la carte grise se révèle donc incontournable à chaque changement de propriétaire, y compris lorsqu’un professionnel reprend le véhicule. Ne rien laisser au hasard : la mention doit être lisible, permanente, et la signature de chaque co-titulaire nécessaire s’il y en a plusieurs. Une carte grise mal renseignée, barrée maladroitement ou partiellement ? L’immatriculation du nouvel acquéreur risque bien de rester au point mort.

Autre élément à surveiller : une vente annulée une fois la carte grise barrée rend le document inutilisable. Dans ce cas, impossible de faire machine arrière : la seule porte de sortie reste la demande d’un duplicata en bonne et due forme.

Mode d’emploi : les étapes clés pour barrer correctement sa carte grise

La cession de la voiture se joue sur des détails. Pour éviter les gaffes et les blocages, chaque étape du barrage de la carte grise doit être suivie avec précision. Rien n’est à improviser sous peine de voir la transaction patiner.

Première chose : sortir la carte grise originale. Sur toute la largeur du document, tracer un trait oblique, net, avec un stylo indélébile. Cette marque interdit toute réutilisation ultérieure du certificat. Oublier les crayons à papier et les feutres effaçables : seule une trace permanente est admise.

Au-dessus ou près de ce trait, il faut ajouter la mention manuscrite « Vendu le [date et heure] » ou « Cédé le [date et heure] ». L’horaire doit être exact, car il découpe précisément le moment du changement de main. Chacun des co-titulaires mentionnés doit ensuite apposer sa signature, sans exception.

On passe ensuite au coupon détachable placé en bas du document. Complétez-le soigneusement, détachez-le et remettez-le à l’acheteur, qui pourra ainsi circuler en règle pendant trente jours en attendant son nouveau certificat.

L’ensemble, carte grise rayée et certificat de cession, protège à la fois vendeur et acquéreur lors d’éventuels contrôles. La moindre erreur (rature, date manquante ou champ oublié) bloque la procédure. Chaque champ doit être vérifié scrupuleusement, jusqu’à l’heure de la transaction, pour garantir que le dossier passera sans accroc.

Femme remplissant un certificat d

Questions fréquentes et conseils pour éviter les erreurs courantes

Carte grise non barrée : que risque-t-on ?

Omettre de barrer la carte grise au moment de la cession de la voiture paralyse la transaction. L’acheteur ne pourra pas obtenir une immatriculation à son nom, et l’ancien propriétaire du véhicule reste potentiellement exposé : tout excès de vitesse, accident ou autre infraction commise ensuite risque de lui retomber dessus. Seule une grise barrée vente met fin à cette chaîne de responsabilités.

Peut-on barrer la carte grise deux fois ?

Pas d’exception : une carte grise ne se barre qu’une fois. Toute tentative de la ressaisir ou de réinscrire quoi que ce soit conduit à un refus net de la part de l’administration. Une vente annulée alors que le document est déjà barré oblige à demander un duplicata de la carte grise avant de pouvoir relancer la procédure.

Quels documents de la carte grise remettre à l’acheteur ?

Voici les éléments à remettre lors d’une vente de véhicule :

  • La carte grise barrée, signée et datée correctement ;
  • Le coupon détachable, dûment rempli ;
  • Le certificat de cession (Cerfa n°15776*02) ;
  • Le rapport de contrôle technique si le véhicule totalise plus de quatre ans.

Amende pour la carte grise : quelles sanctions ?

Présenter une carte grise non conforme ou oublier un seul des documents de la carte grise expose à une contravention, notamment lors d’un contrôle routier. Respecter scrupuleusement chaque étape écarte les mauvaises surprises administratives comme les coûts imprévus.

À chaque vente, la précision de la signature, de la date, de l’heure fait toute la différence. Quand il est question de vente de la carte grise, aucun détail n’est superflu : une démarche soignée garantit la tranquillité, et un changement de propriétaire sans fausse note. Quand tout est carré, la transaction roule et la paperasse cède le passage sans résistance.

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