Les chiffres ne mentent pas : pour la première fois, les hybrides dépassent les diesels dans les ventes françaises. Peugeot garde la tête, mais Renault serre les dents et réduit l’écart. Pendant ce temps, les SUV compacts avancent à pas de géant, reléguant les citadines à un rang moins glorieux.
Impossible d’ignorer le virage de 2025 : les ventes de voitures thermiques reculent nettement, tandis que les modèles électriques franchissent un nouveau palier. La transformation du marché français s’accélère, les statistiques le prouvent sans appel.
Où en est le marché automobile français en 2025 ?
Le marché automobile français enregistre 1 632 154 immatriculations de voitures neuves cette année, affichant ainsi une baisse de 5 % par rapport à 2024. Fini le sursaut post-pandémie et la parenthèse de la crise ukrainienne : la reprise n’aura été qu’un feu de paille. Les volumes restent inférieurs à ceux d’avant 2019, même si la France figure toujours parmi les plus gros marchés européens.
Les données croisées de la PFA, du CCFA et d’AAA DATA racontent la même histoire : le prix des voitures neuves bloque l’accès au neuf pour beaucoup. Résultat, les Français se rabattent sur le marché de la seconde main, qui explose à 5,4 millions de transactions. Pour les modèles neufs, le leasing auto et le leasing social boostent surtout les électriques, aidés par la prime coup de pouce.
Le malus écologique alourdit la note pour les thermiques. Avec un seuil abaissé à 113 g/km de CO2, les modèles polluants écopent d’un surcoût (entre 50 et 170 euros en 2025). La Commission européenne surveille de près la mutation énergétique, mais le fossé tarifaire persiste entre essence et électrique.
Le paysage des motorisations évolue à toute vitesse. Les hybrides prennent la main sur les ventes de voitures neuves, tandis que les électriques accélèrent, portées par des règles de plus en plus strictes et une offre de leasing qui s’étoffe. Face à la pression réglementaire et à la volatilité du marché, les constructeurs généralistes revoient leur stratégie pour coller aux attentes du marché automobile français.
Quelles sont les voitures les plus vendues cette année et pourquoi ?
En haut du classement 2025, la renault clio s’impose une nouvelle fois comme la voiture la plus vendue en France. Plus de 100 000 unités écoulées : la citadine maintient sa cote, même dans une conjoncture tendue. Ce modèle séduit par sa sobriété, son rapport qualité/prix équilibré et la variété de ses motorisations. L’hybride attire, l’essence limite les dégâts face au malus (190 euros en moyenne).
Juste derrière, la peugeot 208 tient bon avec 73 092 immatriculations. Le design dynamique et la version électrique assurent la fidélité des acheteurs, mais la hausse du prix d’achat freine son envolée. La dacia sandero ferme le trio de tête avec une politique tarifaire offensive, même si le malus écologique grimpe à 400 euros.
Du côté des électriques, la renault 5 E-Tech réalise une percée remarquable avec 37 997 exemplaires, passant devant la tesla Model Y dont les ventes chutent de plus de 30 %. Les SUV poursuivent leur progression, mais les citadines gardent la main sur le segment des voitures neuves. La préférence va clairement aux modèles conçus ou fabriqués en France. Plus bas dans le classement, renault captur, toyota yaris et peugeot 2008 se livrent bataille, chaque constructeur jouant la carte de l’essence, de l’hybride ou de l’électrique selon sa stratégie.
Classement 2025 : les modèles qui dominent les ventes en France
La scène automobile tricolore reste dominée par les constructeurs locaux. En première position, la renault clio dépasse les 100 000 immatriculations, conservant sa place grâce à sa fiabilité, ses coûts contenus et une gamme qui colle aux attentes hexagonales. L’hybride séduit, la polyvalence fait la différence.
La peugeot 208 n’est pas loin, avec 73 092 unités. Son design affûté, l’arrivée de motorisations électriques et une clientèle fidèle contribuent à sa solidité, même si la hausse du prix moyen des voitures neuves la ralentit. Sur la troisième marche, la dacia sandero mise sur des tarifs serrés et un rapport qualité/prix sans rival, malgré un malus écologique de 400 euros qui vient s’ajouter à la facture.
Voici les modèles qui tirent leur épingle du jeu :
- renault 5 E-Tech : 37 997 ventes, elle s’impose comme tête de file de l’électrique.
- peugeot 2008 et renault captur : ces SUV urbains conservent l’intérêt des familles françaises.
- toyota yaris : la japonaise continue de progresser sur l’hybride.
Le classement reflète une préférence persistante pour les citadines et SUV compacts, tandis que la montée en puissance des électriques et hybrides ne fait plus débat. Les modèles français, souvent conçus ou fabriqués sur place, restent la référence pour les automobilistes du pays.
Tendances à surveiller pour bien choisir sa prochaine voiture
Le marché français en 2025 dessine des lignes claires. Une voiture neuve sur deux vendue est hybride. Les électriques montent à 20 % de parts, soit trois points de plus que l’an passé. Les thermiques purs, eux, reculent nettement. Le diesel passe sous la barre des 5 %, réservé à quelques usages précis ou à des conducteurs attachés à son couple.
La pression s’accentue sur le prix des voitures neuves. L’escalade des tarifs, couplée à un malus écologique plus sévère (dès 113 g/km de CO₂ en 2025), oriente les acheteurs vers le leasing ou l’occasion, qui tutoie les 5,4 millions de transactions cette année. Le leasing social et les aides dynamisent surtout la mobilité électrique sur les citadines.
Quelques tendances se détachent cette année :
- Renault tient la barre avec 17,5 % de part de marché, suivi par Volkswagen à 15,3 %.
- Les marques chinoises (BYD, MG, Xpeng) s’installent progressivement, misant sur l’électrique et l’hybride à prix contenu.
- La couleur noire reste le choix numéro un (39 %), juste devant le gris (38 %). Le bleu séduit de plus en plus, atteignant 16 % des acheteurs.
Avant de signer, mieux vaut réfléchir à la fiscalité, au niveau de finition et à la cohérence de la motorisation avec le quotidien. Le choix de sa voiture ressemble de plus en plus à un acte raisonné, dicté par la rapidité de l’évolution du marché automobile et par l’adaptation des usages. Entre mutation technologique et arbitrages budgétaires, le paysage automobile français ne cesse de se réinventer. Reste à savoir qui, demain, tiendra le volant de cette nouvelle donne.


